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samedi 28 avril 2012
Takfarinas - Newwi-d tafat - YouTube
Takfarinas - Newwi-d tafat - YouTube
Publiée le 27 avril 2012 par mastanabal
NEWWI-D TAFAT
Newwi-d tafat s wudem
Si tala-inem
A tamurt n Imaziɣen
A tamurt-nneɣ εzizen
Igenni-m yecbeḥ zegzaw
Yif alma ugaraw
Ma tezreε tafukt uraɣ
Idurar-im d inigan
D sser iεeddan
Deg-sen yura deg udɣaɣ
(Refrain)
I d-yusan ay icenga
Si mkul lǧiha
Win d-yewwḍen yebnu axxam
Mi d-iṣṣuḍ waḍu n lejdud
S lebraq d rrεuḍ
Iqleε-iten seg yiẓuṛan
(Refrain)
Tefreḥ admar neɣ aṭas
Si Siwa ɣer Waṭlas
Seg Yigawawen ɣer Imuhar
Ilmeẓyen atna ad begsen
Ad m-d-ssawalen
Ad m-qqaren "A yemma aql-aɣ"
(Refrain)
Akken nella neqbel lmut
Argaz tameṭṭut
Ad nefreq d uberrani
Ad d-nejbed amendil yeffren
Ad wehmen medden
Ad nuɣal am zik-nni
(Refrain)
Taεkemt i yerfed Waṭlas
Iḍegger-itt fell-as
yusa-d wass ad yesteεfu
Yesbedd tiddi-s s lewqam
Tura yesεa axxam
Neḍmeε tekfa daεwessu
(Refrain)
Igenni-m yecbeḥ zegzaw
Yif alma ugaraw
Ma ad tectiq teɣẓert adfel
Idurar-im εlay-it
Kkan-d ɣef ddunit
Abeḥri deg-sen d asfel
(Refrain)
Newwi-d tafat s wudem
Si tala-inem
A tamurt n Imaziɣen
A tamurt-nneɣ εzizen
Igenni-m yecbeḥ zegzaw
Yif alma ugaraw
Ma tezreε tafukt uraɣ
Idurar-im d inigan
D sser iεeddan
Deg-sen yura deg udɣaɣ
(Refrain)
I d-yusan ay icenga
Si mkul lǧiha
Win d-yewwḍen yebnu axxam
Mi d-iṣṣuḍ waḍu n lejdud
S lebraq d rrεuḍ
Iqleε-iten seg yiẓuṛan
(Refrain)
Tefreḥ admar neɣ aṭas
Si Siwa ɣer Waṭlas
Seg Yigawawen ɣer Imuhar
Ilmeẓyen atna ad begsen
Ad m-d-ssawalen
Ad m-qqaren "A yemma aql-aɣ"
(Refrain)
Akken nella neqbel lmut
Argaz tameṭṭut
Ad nefreq d uberrani
Ad d-nejbed amendil yeffren
Ad wehmen medden
Ad nuɣal am zik-nni
(Refrain)
Taεkemt i yerfed Waṭlas
Iḍegger-itt fell-as
yusa-d wass ad yesteεfu
Yesbedd tiddi-s s lewqam
Tura yesεa axxam
Neḍmeε tekfa daεwessu
(Refrain)
Igenni-m yecbeḥ zegzaw
Yif alma ugaraw
Ma ad tectiq teɣẓert adfel
Idurar-im εlay-it
Kkan-d ɣef ddunit
Abeḥri deg-sen d asfel
(Refrain)
jeudi 26 avril 2012
Ferhat Mehenni à Madrid : l'occident doit accompagner les peuples qui s’éveillent à la vie
Ferhat Mehenni à Madrid : l'occident doit accompagner les peuples qui s’éveillent à la vie
Ferhat Mehenni à Madrid : l'occident doit accompagner les peuples qui s’éveillent à la vie
26/04/2012 - 12:47
MADRID (SIWEL) — Le président du Gouvernement provisoire kabyle, Ferhat Mehenni, est depuis hier dans la capitale espagnole où il participe à un colloque de deux Think tanks de politique européenne consacré au rôle de l'Union européenne dans l'avènement de la démocratie après le «printemps arabe». Il y a plaidé le soutien à l'émergence des nations premières minorées par la colonisation comme gage de stabilité et de démocratie dans la région.
« L'Après printemps arabe : le rôle de l'UE pour accompagner l'enracinement de la démocratie, la prééminence du droit et l'inclusivité » est le thème du séminaire organisé conjointement par le European Ideas Network, EIN, et la Fondation pour l'analyse et les études sociales, FAES, les 25 et 26 avril 2012 à Madrid, en Espagne.
Le séminaire a vu la participation entre autre de Jaime Mayor Oreja, vice-pésident d'EPP au parlement européen, responsable de la stratégie politique et de Javier Zarzalejos, Secrétaire général de la FAES.
La cession d'hier présidée par Tokia Saïfi, Présidente de la commission des affaires politiques, de sécurité et des droits de l'homme de l'Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne a vu l'intervention de Hazem Abdelazim de la Société nationale pour le changement en Egypte, Mahmoud el May, membre de l'Assemblée constituante en Tunisie, Farid Ghadry président du parti réformateur syrien et Ferhat Mehenni président du Gouvernement provisoire kabyle.
« Les espoirs de changement politique suscités par les révolutions dites « arabes » à partir de décembre 2010 ont, un an plus tard, cédé la place sinon à l’inquiétude et la désillusion, du moins à l’interrogation. Le monde occidental en général et l’Europe en particulier, sont plus que jamais en quête de clés leur permettant de comprendre les dynamiques sociopolitiques et culturelles à l’œuvre dans cette zone géopolitique allant du Maroc à la Syrie, englobant au moins deux civilisations, arabe à l’Est et amazighe à l’Ouest. » a soutenu le président de l'Anavad en guise d'introduction à son intervention intitulée L’Europe et les « printemps arabes ».
bbi
SIWEL 261247 AVR 12
Le séminaire a vu la participation entre autre de Jaime Mayor Oreja, vice-pésident d'EPP au parlement européen, responsable de la stratégie politique et de Javier Zarzalejos, Secrétaire général de la FAES.
La cession d'hier présidée par Tokia Saïfi, Présidente de la commission des affaires politiques, de sécurité et des droits de l'homme de l'Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne a vu l'intervention de Hazem Abdelazim de la Société nationale pour le changement en Egypte, Mahmoud el May, membre de l'Assemblée constituante en Tunisie, Farid Ghadry président du parti réformateur syrien et Ferhat Mehenni président du Gouvernement provisoire kabyle.
« Les espoirs de changement politique suscités par les révolutions dites « arabes » à partir de décembre 2010 ont, un an plus tard, cédé la place sinon à l’inquiétude et la désillusion, du moins à l’interrogation. Le monde occidental en général et l’Europe en particulier, sont plus que jamais en quête de clés leur permettant de comprendre les dynamiques sociopolitiques et culturelles à l’œuvre dans cette zone géopolitique allant du Maroc à la Syrie, englobant au moins deux civilisations, arabe à l’Est et amazighe à l’Ouest. » a soutenu le président de l'Anavad en guise d'introduction à son intervention intitulée L’Europe et les « printemps arabes ».
bbi
SIWEL 261247 AVR 12
mercredi 25 avril 2012
L'agression de deux étudiants à l'université de Tizi-Ouzou provoque une émeute
L'agression de deux étudiants à l'université de Tizi-Ouzou provoque une émeute
L'agression de deux étudiants à l'université de Tizi-Ouzou provoque une émeute
25/04/2012 - 14:18
TIZI-OUZOU (SIWEL) — Des étudiants en langue et culture amazighes, de l’université Mouloud Mammeri ont été grièvement blessés mardi soir vers 21h30 par deux individus étrangers à la faculté, apprend Siwel.
Selon nos informations, c’est lors de la projection du match Barcelone-Chelsea que deux personnes qui ne sont pas des étudiants, ont usé de leurs armes blanches et blessé grièvement les deux étudiants qui ont été vite évacuées au C.H.U de la ville de Tizi-Ouzou.
Les étudiants ont, suite à cet acte, investi la rue et bloqué la route qui mène à la nouvelle ville de Tizi-Ouzou. L’intervention de la police a permis d’éviter l'affrontement, puisque, la situation a failli se transformer en une bataille rangée entre les étudiants et des jeunes de quartiers limitrophes.
Ce mercredi matin, une marche a été organisée par les étudiants à l’intérieur de l’université, suivie d’un sit-in devant l’administration et le rectorat.
Le Conseil universitaire du MAK a aussitôt condamné dans un communiqué transmis à Siwel« la démission des pouvoir publics devant la situation sécuritaire alarmante qui s’aggrave à l’université de Tizi-Ouzou ». Il alerte l’opinion publique sur « le laxisme et la légèreté par lesquels est gérée la vie socio-pédagogique des étudiants. Un lieu de savoir, qui est censé être le mieux protégé est volontairement transformé en une propriété de voyous de tout bord ».
Pour ce Conseil, « continuer à augurer la paix du pouvoir central et de ses serviteurs relève de l’utopie et de la naïveté politique. Une Kabylie autonome est l’ultime solution ».
tt
SIWEL 151420 AVR 12
Les étudiants ont, suite à cet acte, investi la rue et bloqué la route qui mène à la nouvelle ville de Tizi-Ouzou. L’intervention de la police a permis d’éviter l'affrontement, puisque, la situation a failli se transformer en une bataille rangée entre les étudiants et des jeunes de quartiers limitrophes.
Ce mercredi matin, une marche a été organisée par les étudiants à l’intérieur de l’université, suivie d’un sit-in devant l’administration et le rectorat.
Le Conseil universitaire du MAK a aussitôt condamné dans un communiqué transmis à Siwel« la démission des pouvoir publics devant la situation sécuritaire alarmante qui s’aggrave à l’université de Tizi-Ouzou ». Il alerte l’opinion publique sur « le laxisme et la légèreté par lesquels est gérée la vie socio-pédagogique des étudiants. Un lieu de savoir, qui est censé être le mieux protégé est volontairement transformé en une propriété de voyous de tout bord ».
Pour ce Conseil, « continuer à augurer la paix du pouvoir central et de ses serviteurs relève de l’utopie et de la naïveté politique. Une Kabylie autonome est l’ultime solution ».
tt
SIWEL 151420 AVR 12
Etienne Chouard - Arretez de voter !!! - YouTube
Etienne Chouard - Arretez de voter !!! - YouTube
Publiée le 18 avril 2012 par Nestapaname2
Etienne Chouard est un homme doux, parfaitement en colère.
Poil à gratter de la pensée unique, il agace, perturbe, fait réfléchir.
Et en attendant, il bosse.
Calomnié, encensé, il ne laisse pas indifférent.
C'est probablement qu'il a quelque chose à dire.
Enseignant l'économie et le droit, à l'occasion du Référendum de 2005, Etienne se plonge dans les textes du projet de Constitution Européenne.
Ce qu'il découvre le change à jamais. Depuis, loin des organisations partisanes, il dénonce notre apathie et veut redonner au mot démocratie sa véritable signification.
Son credo : une constitution écrite par les citoyens et des représentants tirés au sort.
Poil à gratter de la pensée unique, il agace, perturbe, fait réfléchir.
Et en attendant, il bosse.
Calomnié, encensé, il ne laisse pas indifférent.
C'est probablement qu'il a quelque chose à dire.
Enseignant l'économie et le droit, à l'occasion du Référendum de 2005, Etienne se plonge dans les textes du projet de Constitution Européenne.
Ce qu'il découvre le change à jamais. Depuis, loin des organisations partisanes, il dénonce notre apathie et veut redonner au mot démocratie sa véritable signification.
Son credo : une constitution écrite par les citoyens et des représentants tirés au sort.


Publiée le 23 avril 2012 par MOUNALIZA007
Lounès Matoub, plus communément appelé
Matoub Lounès, est un chanteur et poète kabyle, engagé dans la
revendication identitaire berbère.
Il est né à Taourirt Moussa Ouamar le 24 janvier 1956, en Kabylie, Algérie. Il meurt le 25 juin 1998, assassiné sur la route de At Douala. Officiellement, cet assassinat est attribué au GIA. Mais le pouvoir algérien est accusé, notamment par sa famille de l'avoir assassiné.
Matoub acquiert un statut de martyr pour les régionalistes et militants kabyles, qui estiment que leurs droits sont bafoués.
A l'age de neuf ans, il fabrique sa première guitare à partir d'un bidon d'huile de moteur vide, et compose ses premières chansons durant l'adolescence.
Sa prise de conscience identitaire et culturel débute à la confrontation armée entre les Kabyles et les forces gouvernementales en 1963-1964.
En 1968, le gouvernement algérien introduit une politique d'arabisation dans le système éducatif au détriment du berbère. Matoub réagit en n'allant pas à l'école. Finalement, il quitte le système éducatif et devient autodidacte. En 1978, il émigre en France à la recherche de travail.
Arrivé en France, Matoub Lounès anime plusieurs soirées dans des cafés parisiens fréquentés par la communauté kabyle. C'est là qu'il se fait remarquer par le chanteur Idir qui l'aide à enregistrer son premier album, Ay Izem, qui remporte un vif succès.
En 1980, le poète se produit pour la première fois à l'Olympia en plein évènements du printemps berbère. Il monte alors sur scène habillé d'une tenue militaire pour manifester son soutien aux manifestants kabyles.
Il s'oppose à la politique d'arabisation et d'islamisation de l'Algérie. Il parle le kabyle, le français, et comprend l'arabe sans l'employer. C'est un partisan de la laïcité et de la démocratie, et s'est fait le porte-parole des laissés-pour-compte et des femmes.
Opposé à l'islamisme et au terrorisme islamiste, il condamne l'assassinat d'intellectuels. Il fut enlevé le 25 septembre 1994 par le GIA (Groupe Islamique Armée), puis libéré au terme d'une mobilisation de l'opinion publique de la communauté kabyle. La même année, il publie un ouvrage autobiographique, Rebelle, et reçoit le Prix de la mémoire des mains de Danielle Mitterrand.
Le 25 juin 1998, il est assassiné sur la route menant de Tizi Ouzou à At Douala en Kabylie à quelques kilomètres de son village natal (Taourirt Moussa). Les conditions de ce meurtre n'ont jamais été élucidées. Les funérailles du chanteur drainèrent des centaines de milliers de personnes, tandis que toute la région connut plusieurs semaines d'émeutes.
Matoub Lounès Lounes algerie kabylie algeria amazigh arabe berber chleuh rif france jsk jsmb tv maroc kabyle chanson folklore music homme libre fidel idir oulahlou ait menguellet fellag video clip concert gala tizi ouzou bejaia tamazgha algérie
Il est né à Taourirt Moussa Ouamar le 24 janvier 1956, en Kabylie, Algérie. Il meurt le 25 juin 1998, assassiné sur la route de At Douala. Officiellement, cet assassinat est attribué au GIA. Mais le pouvoir algérien est accusé, notamment par sa famille de l'avoir assassiné.
Matoub acquiert un statut de martyr pour les régionalistes et militants kabyles, qui estiment que leurs droits sont bafoués.
A l'age de neuf ans, il fabrique sa première guitare à partir d'un bidon d'huile de moteur vide, et compose ses premières chansons durant l'adolescence.
Sa prise de conscience identitaire et culturel débute à la confrontation armée entre les Kabyles et les forces gouvernementales en 1963-1964.
En 1968, le gouvernement algérien introduit une politique d'arabisation dans le système éducatif au détriment du berbère. Matoub réagit en n'allant pas à l'école. Finalement, il quitte le système éducatif et devient autodidacte. En 1978, il émigre en France à la recherche de travail.
Arrivé en France, Matoub Lounès anime plusieurs soirées dans des cafés parisiens fréquentés par la communauté kabyle. C'est là qu'il se fait remarquer par le chanteur Idir qui l'aide à enregistrer son premier album, Ay Izem, qui remporte un vif succès.
En 1980, le poète se produit pour la première fois à l'Olympia en plein évènements du printemps berbère. Il monte alors sur scène habillé d'une tenue militaire pour manifester son soutien aux manifestants kabyles.
Il s'oppose à la politique d'arabisation et d'islamisation de l'Algérie. Il parle le kabyle, le français, et comprend l'arabe sans l'employer. C'est un partisan de la laïcité et de la démocratie, et s'est fait le porte-parole des laissés-pour-compte et des femmes.
Opposé à l'islamisme et au terrorisme islamiste, il condamne l'assassinat d'intellectuels. Il fut enlevé le 25 septembre 1994 par le GIA (Groupe Islamique Armée), puis libéré au terme d'une mobilisation de l'opinion publique de la communauté kabyle. La même année, il publie un ouvrage autobiographique, Rebelle, et reçoit le Prix de la mémoire des mains de Danielle Mitterrand.
Le 25 juin 1998, il est assassiné sur la route menant de Tizi Ouzou à At Douala en Kabylie à quelques kilomètres de son village natal (Taourirt Moussa). Les conditions de ce meurtre n'ont jamais été élucidées. Les funérailles du chanteur drainèrent des centaines de milliers de personnes, tandis que toute la région connut plusieurs semaines d'émeutes.
Matoub Lounès Lounes algerie kabylie algeria amazigh arabe berber chleuh rif france jsk jsmb tv maroc kabyle chanson folklore music homme libre fidel idir oulahlou ait menguellet fellag video clip concert gala tizi ouzou bejaia tamazgha algérie
dimanche 22 avril 2012
samedi 21 avril 2012
mardi 17 avril 2012
Nicolas Dupont-Aignan à Ferhat Mehenni : « Le gouvernement algérien doit mieux prendre en compte les revendications kabyles »
Nicolas Dupont-Aignan à Ferhat Mehenni : « Le gouvernement algérien doit mieux prendre en compte les revendications kabyles »
Nicolas Dupont-Aignan à Ferhat Mehenni : « Le gouvernement algérien doit mieux prendre en compte les revendications kabyles »
17/04/2012 - 14:04
PARIS (SIWEL) — Le candidat à la présidentielle française Nicolas Dupont-Aignan a estimé dans une réponse adressée au président de l’Anavad Ferhat Mehenni que « le gouvernement algérien doit mieux prendre en compte les revendications de la population de Kabylie, d’autant plus que celles-ci se font de manière pacifique ».
Nicolas Dupont-Aignan (DR)
Dans un message en réponse à la lettre ouverte de M. Mehenni aux candidats à la présidence française publiée sur Siwel, Nicolas Dupont-Aignan a souligné les questions qu’a soulevées le président du GPK « sont tout à fait justes ».
« Comme vous l'indiquez, c’est le monde issu de la décolonisation qui est en train de se fissurer et je suis persuadé que nous allons au-devant de grands bouleversements géostratégiques. Je ne serai pas un président qui interviendra pour limiter les changements demandés par les peuples. Je pense d’ailleurs à cet égard que l’intervention de l’armée française en Côte d’Ivoire n’était sans doute pas la meilleure décision prise, de même que celle de faire tomber Kadhafi par les armes, même si j’ai soutenu le début de l’intervention pour éviter le bain de sang », a indiqué Nicolas Dupont-Aignan qui est également député de l’Essonne – Maire d’Yerres.
Concernant la Kabylie, Nicolas Dupont-Aignan a estimé que « le gouvernement algérien doit mieux prendre en compte de sa population, d’autant plus que celles-ci se font de manière pacifique ».
« Je pense qu’aucun gouvernement n’a intérêt à brider la liberté de son peuple car tôt ou tard la situation explose et comme je le dis souvent : on n’éteint pas la braise de la liberté sous la cendre de l'oppression. Je reste pour ma part, persuadé du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et donc à l’autodétermination tout en respectant la souveraineté des nations et en refusant l’ingérence des pays tiers. A partir de ces principes, je pense que la France se doit de mener une politique mondiale au service de la liberté du monde et des peuples, a-t-il conclu.
Le 26 mars dernier, le président du Gouvernement provisoire kabyle a affirmé dans une lettre ouverte les candidats à la présidentielle française qu’il serait « regrettable que la France ne fasse pas de la promotion politique des Kabyles et de la Kabylie un de ses atouts, et un de ses intérêts majeurs dans la région ».
uz/cc
SIWEL 171404 AVR 12
Nicolas Dupont-Aignan à Ferhat Mehenni : « Le gouvernement algérien doit mieux prendre en compte les revendications kabyles »
17/04/2012 - 14:04
PARIS (SIWEL) — Le candidat à la présidentielle française Nicolas Dupont-Aignan a estimé dans une réponse adressée au président de l’Anavad Ferhat Mehenni que « le gouvernement algérien doit mieux prendre en compte les revendications de la population de Kabylie, d’autant plus que celles-ci se font de manière pacifique ».
Nicolas Dupont-Aignan (DR)
Dans un message en réponse à la lettre ouverte de M. Mehenni aux candidats à la présidence française publiée sur Siwel, Nicolas Dupont-Aignan a souligné les questions qu’a soulevées le président du GPK « sont tout à fait justes ».
« Comme vous l'indiquez, c’est le monde issu de la décolonisation qui est en train de se fissurer et je suis persuadé que nous allons au-devant de grands bouleversements géostratégiques. Je ne serai pas un président qui interviendra pour limiter les changements demandés par les peuples. Je pense d’ailleurs à cet égard que l’intervention de l’armée française en Côte d’Ivoire n’était sans doute pas la meilleure décision prise, de même que celle de faire tomber Kadhafi par les armes, même si j’ai soutenu le début de l’intervention pour éviter le bain de sang », a indiqué Nicolas Dupont-Aignan qui est également député de l’Essonne – Maire d’Yerres.
Concernant la Kabylie, Nicolas Dupont-Aignan a estimé que « le gouvernement algérien doit mieux prendre en compte de sa population, d’autant plus que celles-ci se font de manière pacifique ».
« Je pense qu’aucun gouvernement n’a intérêt à brider la liberté de son peuple car tôt ou tard la situation explose et comme je le dis souvent : on n’éteint pas la braise de la liberté sous la cendre de l'oppression. Je reste pour ma part, persuadé du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et donc à l’autodétermination tout en respectant la souveraineté des nations et en refusant l’ingérence des pays tiers. A partir de ces principes, je pense que la France se doit de mener une politique mondiale au service de la liberté du monde et des peuples, a-t-il conclu.
Le 26 mars dernier, le président du Gouvernement provisoire kabyle a affirmé dans une lettre ouverte les candidats à la présidentielle française qu’il serait « regrettable que la France ne fasse pas de la promotion politique des Kabyles et de la Kabylie un de ses atouts, et un de ses intérêts majeurs dans la région ».
uz/cc
SIWEL 171404 AVR 12

mardi 10 avril 2012
Le CMA met en garde la France contre toute intervention en Azawad
Le CMA met en garde la France contre toute intervention en Azawad
Le CMA met en garde la France contre toute intervention en Azawad
10/04/2012 - 13:32
PARIS (SIWEL) — Le Congrès mondial amazigh, ONG internationale de défense des droits du peuple amazigh (berbère), a mis en garde mardi l’Etat français contre « toute intervention intempestive dans le conflit » opposant l'Azawad au Mali.
Des soldats du MNLA en compagnie de Fathi Nkhlifa à Tessalit (PH/DR)
Dans une lettre ouverte aux candidat(e)s à l’élection présidentielle française, le président du CMA Fathi Nkhlifa a estimé qu'une intervention française aurait pour seuls effets, d’aggraver l’animosité et les tensions entre le sud et le nord du Mali. « Le moindre coup de force étranger précipiterait le pays dans le chaos pour longtemps. »
« Lorsque le ministre français (Alain Jupé NDLR) déclare qu'« il n’est pas question de remettre en cause la souveraineté du Mali », nous lui rappelons qu’il n’est pas question que la France continue de dessiner la carte de l’Afrique à sa guise », a précisé Fathi Nkhlifa dans un communiqué transmis à Siwel.
Le président du CMA a estimé que « la solution définitive au différend profond qui oppose l’Azawad à Bamako passe effectivement par la négociation mais sous l’égide d’une partie neutre et acceptée par les belligérants. Les Touaregs comme les autres peuples opprimés dans le monde n’ont pas vocation à vivre indéfiniment colonisés. La communauté internationale l’a bien compris en favorisant l’accès à l’indépendance de nombreux pays en Europe au cours des 20 dernières années ou encore récemment en Afrique avec l’indépendance du Sud-Soudan », a-t-il rappelé.
Il a ajouté qu'« on pourrait comprendre que la France veille à la préservation de ses intérêts dans la région mais jamais au prix du sacrifice d’un peuple qui ne demande qu’à vivre librement et dignement sur ses terres ».
« Par ailleurs, a-t-il dit, nous aurions vivement souhaité que la France des droits de l’homme exerce son droit d’ingérence humanitaire lorsque les Touaregs du Mali et du Niger notamment, se faisaient massacrer, affamer, spolier de leurs terres et de leurs ressources naturelles et exilés en toute impunité depuis plus de cinq décennies. »
Dans ce sens, le président du CMA a appelé les candidat(e)s à l’élection présidentielle française, à positionner la France en conformité avec le droit international, à garantir sa neutralité et à soutenir au sein des instances internationales, une solution négociée pour un règlement définitif du conflit qui passe par la reconnaissance de la souveraineté de l’Azawad.
uz
SIWEL 101330 AVR 12
Le CMA met en garde la France contre toute intervention en Azawad
10/04/2012 - 13:32
PARIS (SIWEL) — Le Congrès mondial amazigh, ONG internationale de défense des droits du peuple amazigh (berbère), a mis en garde mardi l’Etat français contre « toute intervention intempestive dans le conflit » opposant l'Azawad au Mali.
Des soldats du MNLA en compagnie de Fathi Nkhlifa à Tessalit (PH/DR)
Dans une lettre ouverte aux candidat(e)s à l’élection présidentielle française, le président du CMA Fathi Nkhlifa a estimé qu'une intervention française aurait pour seuls effets, d’aggraver l’animosité et les tensions entre le sud et le nord du Mali. « Le moindre coup de force étranger précipiterait le pays dans le chaos pour longtemps. »
« Lorsque le ministre français (Alain Jupé NDLR) déclare qu'« il n’est pas question de remettre en cause la souveraineté du Mali », nous lui rappelons qu’il n’est pas question que la France continue de dessiner la carte de l’Afrique à sa guise », a précisé Fathi Nkhlifa dans un communiqué transmis à Siwel.
Le président du CMA a estimé que « la solution définitive au différend profond qui oppose l’Azawad à Bamako passe effectivement par la négociation mais sous l’égide d’une partie neutre et acceptée par les belligérants. Les Touaregs comme les autres peuples opprimés dans le monde n’ont pas vocation à vivre indéfiniment colonisés. La communauté internationale l’a bien compris en favorisant l’accès à l’indépendance de nombreux pays en Europe au cours des 20 dernières années ou encore récemment en Afrique avec l’indépendance du Sud-Soudan », a-t-il rappelé.
Il a ajouté qu'« on pourrait comprendre que la France veille à la préservation de ses intérêts dans la région mais jamais au prix du sacrifice d’un peuple qui ne demande qu’à vivre librement et dignement sur ses terres ».
« Par ailleurs, a-t-il dit, nous aurions vivement souhaité que la France des droits de l’homme exerce son droit d’ingérence humanitaire lorsque les Touaregs du Mali et du Niger notamment, se faisaient massacrer, affamer, spolier de leurs terres et de leurs ressources naturelles et exilés en toute impunité depuis plus de cinq décennies. »
Dans ce sens, le président du CMA a appelé les candidat(e)s à l’élection présidentielle française, à positionner la France en conformité avec le droit international, à garantir sa neutralité et à soutenir au sein des instances internationales, une solution négociée pour un règlement définitif du conflit qui passe par la reconnaissance de la souveraineté de l’Azawad.
uz
SIWEL 101330 AVR 12

bella ciao version ferhat - YouTube
bella ciao version ferhat - YouTube
Ajoutée par achourus le 13 juin 2008
montage photos sur la chonson bella ciao version ferhat, avec traduction francaise des paroles
Ajoutée par achourus le 13 juin 2008
montage photos sur la chonson bella ciao version ferhat, avec traduction francaise des paroles

lundi 9 avril 2012
La Kabylie dérange | Kabyle.com
La Kabylie dérange | Kabyle.com
La Kabylie dérange
dim, 2012-04-08 14:24 -- amazighakli
inShare
La Kabylie dérange. Elle dérange tellement qu'elle suscite en permanence la préoccupation permanente des instances dirigeantes. Tous les regards sont branchés sur cette partie de l'Algérie.
Les scénarios employés jusque-là pour la pacifier ont échoué, du moins pas atteint le but escompté. Il est peut être utile de rappeler que le projet de diabolisation de la Kabylie a commencé bien avant « l’indépendance » de l’Algérie. Le pouvoir a tout fait pour ancrer la haine du Kabyle dans les cœurs des algériens jusqu’à faire de lui l’ennemi à abattre coûte que coûte.
Pour cela, il avait adopté la manière forte à savoir la normalisation de la Kabylie en maintenant la région sous tension permanente. Le but à atteindre, c'est de diluer le Kabyle dans la société en le réduisant à sa plus simple expression, occuper sans cesse la population de la Kabylie en lui créant des maux sociaux afin qu'elle ne puisse pas s'occuper du pouvoir, semer le germe de la division et de la haine entre Kabyles, jusqu’à opposer les membres d’une même famille les uns contre les autres.
La nouvelle stratégie maintenant consiste à pénétrer profondément l'intérieur de tout ce qui symbolise la Kabylie en encourageant l'installation à l'intérieur des villages kabyles d'associations religieuses et la construction de mosquées, faire semblant de créer des institutions Amazighs à la tête desquelles, il faut placer des opposants farouches à cette culture pour mieux contrôler l'espace socioculturel et pourquoi pas le dévier suivant le cours qu'il lui est tracé.
Promouvoir Tamazight avec des caractères arabes et l'orientation de la chaine tamazight vers des émissions religieuses. Pour y arriver, il faut placer les hommes qu'il faut à la tête de ces institutions pour bien les achever culturellement.
Pour affaiblir encore d'avantage la région, il faut aussi instaurer une peur permanente par l'incursion de terroristes et les kidnappings à croire que seule dans cette wilaya existent des entrepreneurs et hommes d'affaires qui doivent être kidnappés. D'ailleurs, le terrorisme n'existe réellement qu'en Kabylie, particulièrement dans la région de Tizi et ses environs.
Ailleurs,c'est de rares actions, souvent médiatiques, pour faire croire que le mal est partout. Et pour bien achever la déchéance de la région, on s'attaque à sa matière grise : son université. Depuis peu, l'on remarque un changement pas innocent de comportement de cette institution, pour peut-être l'obliger à s'aligner sur la situation qui prévaut dans sa wilaya. Celle -ci, gérée depuis une dizaine d'années dans la transparence, le sérieux, le travail, l’équité entre tous se voit depuis l'année universitaire 2010-2011 basculer dans l’anarchie, une gestion tribale pour ne pas dire familiale (tous les nouveaux responsables sont parents).
Il faut faire allégeance à la nouvelle équipe pour prétendre avoir un droit ! L’incompétence, le détournement des biens de l’université, donc biens de l’état à des fins personnels (ex. voitures du parc mises à dispositions des familles de responsables pendant que les enseignants doivent se débrouiller avec leurs moyens personnels pour les missions, les soutenances…), un budget réparti non en fonction des besoins des facultés mais en fonction du degré de parenté avec le Recteur…
Alors quoi d’étonnant d’apprendre que déjà au classement 2011 des meilleures universités de la planète, aucune université algérienne ne figure dans le tableau du top 500 des universités du monde ? Même dans le "monde arabe" et africain, l’Algérie arrive très loin derrière les universités saoudiennes et l’université du Caire (Egypte) de l’université Cap Town (201-300) et de l’université of Witwatersrand (301-400) (Afrique du sud).
Voilà la triste réalité de la Kabylie qui a pourtant tout pour mieux prospérer.Et dire qu'elle a un autre tableau meilleur à offrir au visiteur tellement que sa beauté est des plus captivantes.
AKLI
La Kabylie dérange
dim, 2012-04-08 14:24 -- amazighakli
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La Kabylie dérange. Elle dérange tellement qu'elle suscite en permanence la préoccupation permanente des instances dirigeantes. Tous les regards sont branchés sur cette partie de l'Algérie.
Les scénarios employés jusque-là pour la pacifier ont échoué, du moins pas atteint le but escompté. Il est peut être utile de rappeler que le projet de diabolisation de la Kabylie a commencé bien avant « l’indépendance » de l’Algérie. Le pouvoir a tout fait pour ancrer la haine du Kabyle dans les cœurs des algériens jusqu’à faire de lui l’ennemi à abattre coûte que coûte.
Pour cela, il avait adopté la manière forte à savoir la normalisation de la Kabylie en maintenant la région sous tension permanente. Le but à atteindre, c'est de diluer le Kabyle dans la société en le réduisant à sa plus simple expression, occuper sans cesse la population de la Kabylie en lui créant des maux sociaux afin qu'elle ne puisse pas s'occuper du pouvoir, semer le germe de la division et de la haine entre Kabyles, jusqu’à opposer les membres d’une même famille les uns contre les autres.
La nouvelle stratégie maintenant consiste à pénétrer profondément l'intérieur de tout ce qui symbolise la Kabylie en encourageant l'installation à l'intérieur des villages kabyles d'associations religieuses et la construction de mosquées, faire semblant de créer des institutions Amazighs à la tête desquelles, il faut placer des opposants farouches à cette culture pour mieux contrôler l'espace socioculturel et pourquoi pas le dévier suivant le cours qu'il lui est tracé.
Promouvoir Tamazight avec des caractères arabes et l'orientation de la chaine tamazight vers des émissions religieuses. Pour y arriver, il faut placer les hommes qu'il faut à la tête de ces institutions pour bien les achever culturellement.
Pour affaiblir encore d'avantage la région, il faut aussi instaurer une peur permanente par l'incursion de terroristes et les kidnappings à croire que seule dans cette wilaya existent des entrepreneurs et hommes d'affaires qui doivent être kidnappés. D'ailleurs, le terrorisme n'existe réellement qu'en Kabylie, particulièrement dans la région de Tizi et ses environs.
Ailleurs,c'est de rares actions, souvent médiatiques, pour faire croire que le mal est partout. Et pour bien achever la déchéance de la région, on s'attaque à sa matière grise : son université. Depuis peu, l'on remarque un changement pas innocent de comportement de cette institution, pour peut-être l'obliger à s'aligner sur la situation qui prévaut dans sa wilaya. Celle -ci, gérée depuis une dizaine d'années dans la transparence, le sérieux, le travail, l’équité entre tous se voit depuis l'année universitaire 2010-2011 basculer dans l’anarchie, une gestion tribale pour ne pas dire familiale (tous les nouveaux responsables sont parents).
Il faut faire allégeance à la nouvelle équipe pour prétendre avoir un droit ! L’incompétence, le détournement des biens de l’université, donc biens de l’état à des fins personnels (ex. voitures du parc mises à dispositions des familles de responsables pendant que les enseignants doivent se débrouiller avec leurs moyens personnels pour les missions, les soutenances…), un budget réparti non en fonction des besoins des facultés mais en fonction du degré de parenté avec le Recteur…
Alors quoi d’étonnant d’apprendre que déjà au classement 2011 des meilleures universités de la planète, aucune université algérienne ne figure dans le tableau du top 500 des universités du monde ? Même dans le "monde arabe" et africain, l’Algérie arrive très loin derrière les universités saoudiennes et l’université du Caire (Egypte) de l’université Cap Town (201-300) et de l’université of Witwatersrand (301-400) (Afrique du sud).
Voilà la triste réalité de la Kabylie qui a pourtant tout pour mieux prospérer.Et dire qu'elle a un autre tableau meilleur à offrir au visiteur tellement que sa beauté est des plus captivantes.
AKLI

La recolonisation du Sahara | Kabyle.com
La recolonisation du Sahara |
La recolonisation du Sahara
sam, 2012-04-07 17:49 -- Stéphane Arrami
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Business, profits souterrains et stratégie de la terreur
Terroristes, islamistes, trafiquants, preneurs d’otages, voleurs, violeurs de fillette, égorgeurs, usurpateurs minoritaires, indépendantistes illégitimes, aventuriers sans programme politique, activistes obscurantistes etquasi-médiévaux et, pour couronner le tout, destructeurs potentiels de manuscrits trésors de l’humanité…
Le bon vieux scénario colonial de terreur barbare et de diabolisation des rebelles touaregs au Mali s’étale à la une, alors que la création de la République de l’Azawad vient d’être déclarée le 6 avril 2012 par le MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad). L’aspiration à l’indépendance d’une population malmenée depuis cinquante ans par un Etat dont le caractère « démocratique » relève de la langue de bois est malvenue dans la zone saharo-sahélienne.
Dans le tableau caricatural présenté à l’opinion publique, l’innommable demeure la revendication politique des Touaregs, systématiquement tuée par les experts assermentés. Le motif du jihad islamiste vient à point nommé pour étouffer tout élément d’intelligibilité de la situation et légitimer la répression à venir du mouvement et peut-être, comme par le passé, les dérives génocidaires. Qui se souvient des milices paramilitaires maliennes qui, juste après les accords de paix signés entre la rébellion et le gouvernement malien en 1991, ont été lancées contre les civils touaregs et maures à « peau rouge », torturés, tués, décimés ou contraints à l’exil1, dans un silence international fracassant et sous le gouvernement même d’ATT, président du Mali démocratique, aujourd’hui détrôné par une junte militaire non démocratique ?
Le canevas jihadiste n’a rien de nouveau, il a été régulièrement brandi et activé, d’abord au sujet de la guerre anticoloniale menée par les Touaregs jusqu’à l’écrasement complet de leur résistance en 1919, puis à chaque soubresaut contre les régimes autoritaires des Etats postcoloniaux, mis en place en fonction des intérêts de l’ancien empire colonial. L’amalgame entre insurgés touaregs, islamistes et terroristes, sans compter les autres registres diffamatoires, est un raccourci commode pour éradiquer, sous couvert de lutte anti-terroriste, toute contestation politique de la part des Touaregs, toute déclaration ou action qui pourrait contrarier les intérêts des grands acteurs politiques et économiques de la scène saharienne.
Les opposants sont d’ailleurs immédiatement pris en main par les services spéciaux des Etats à l’aide des dispositifs habituels : intimidation, diffamation ou corruption. L’un des petits cadeaux classiques et anodins que les services français ont toujours offert spontanément à leurs « amis touaregs » est un téléphone portable, satellitaire si nécessaire, directement branché sur les centres d’écoute2.
Mais l’enjeu essentiel de la question saharo-sahélienne ne se joue pas à l’échelle locale. Il concerne l’économie mondiale et le redécoupage des zones d’influence entre les puissances internationales avec l’entrée en scène de nouveaux acteurs (américains, chinois, canadiens, etc) qui bousculent l’ancien paysage colonial. L’accès convoité aux richesses minières (pétrole, gaz, uranium, or, phosphates...) dont regorgent le Niger, la Libye, l’Algérie, et le Mali d’après des prospections plus récentes, est au centre de la bataille invisible qui se déroule dans le désert.
Les communautés locales n’ont jusqu’ici jamais comptées en tant que telles, mais seulement comme leviers de pression qu’ont systématiquement cherché à manipuler les Etats en concurrence. C’est ainsi que les revendications politiques touarègues ont longtemps été contenues dans les limites strictes d’une autonomie régionale, d’ailleurs jamais appliquée par les Etats ; et c’est pourquoi l’autre manette d’action que représentent les islamistes est devenu une réalité saharienne. Par contre, la question des liens étroits qu’entretient la création des groupes islamistes au Sahara avec, au premier rang, l’Etat algérien, n’est pratiquement jamais évoquée. De même qu’un silence de plomb règne sur les interventions constantes des services secrets français, algériens et libyens pour contrôler à leur profit la rébellion touarègue, la divisant en groupes rivaux destinés à se neutraliser les uns les autres.
Sous la pression des nouveaux contextes politiques nationaux et internationaux, les mouvements insurrectionnels touaregs ont, de leur côté, fortement modifié leurs revendications et leurs axes de mobilisation, dans la forme comme dans le contenu. Ils sont passés d’un projet d’indépendance politique de tout le « territoire des Touaregs et de ses marges » (Kawsen) au début du XXe siècle, lors de l’insurrection générale contre l’occupation coloniale, à des revendications plus restreintes : en 1963, les Touaregs de l’Adagh se soulèvent contre le découpage frontalier (entre le Mali et l’Algérie) qui les privent d’une partie de leur territoire et les séparent des Touaregs de l’Ahaggar ; la répression par l’armée malienne contre les civils sera féroce, laissant des cicatrices indélébiles jusqu’à aujourd’hui et cette terreur instaurée contre la population sans défense fournira le modèle privilégié utilisé pour réprimer chaque nouvelle insurrection touarègue dans les Etats de la zone saharosahélienne.
Dans les années 1990, les mouvements rebelles du côté nigérien autant que malien expriment une revendication d’autonomie régionale infra étatique qui ne remet plus en cause les frontières postcoloniales. Les mouvements nés en 2007 s’insurgent contre la mal gouvernance mais, en dépit de leur inscription dans l’identité nationale étatique – « Notre identité est Niger » déclare le 23 avril 2008 Aghali Alambo, responsable touareg du Mouvement des Nigériens pour la Justice –, ils sont accusés d’ethnicisme et de communautarisme.
En février 2012, le MNLA, fondé par des Touaregs du côté malien et armé d’une force de frappe inédite suite à l’effondrement de la Libye, revendique clairement « l’indépendance de l’Azawad » et une ligne politique républicaine, laïque et pluri-communautaire. Un nouveau mouvement, Ansar Dine, dirigé par Iyad ag Ghali, surgit en mars 2012, alors que l’action armée du MNLA est déjà engagée: l’objectif d’Ansar Dine est religieux et sa tendance salafiste, visant à instaurer la sharia dans tout le Mali et l’Afrique de l’ouest. Iyad Ag Ghali s’exprime bruyamment dans les média et donne l’occasion aux responsables politiques internationaux de brandir à nouveau la menace islamiste comme étendard de terreur et argument qui légitimerait une intervention militaire soutenue par la communauté internationale.
La carte du péril terroriste dans la zone saharo-sahélienne est jouée. Le projet était déjà dans les cartons des Etats bien avant les événements actuels. L’existence d’al Qaïda au Maghreb est en effet un schéma qui s’ébauche en 2001 quand le Département de Renseignement et de Sécurité algérien (DRS) annonce que l’armée a abattu un combattant yéménite présenté comme un émissaire de Ben Laden cherchant à assurer la liaison avec le Groupe Salafiste pour la Combat (GSPC). Dans le cadre de la lutte anti-terroriste, les Etats-Unis promettent à l’Algérie une aide en équipement militaire qui tarde à venir jusqu’à ce qu’un événement opportun survienne pour sceller la coopération américano-algérienne : l’enlèvement en mars 2003 de trente-deux touristes européens dans le sud algérien par des membres du GSPC. Ce groupe est dirigé par Amari Saïfi, alias Abderrezak El Para. Mais l’itinéraire de cet ancien militaire algérien révèle de nombreuses incohérences3 qui montrent qu’il s’agit plutôt d’un « agent infiltré du DRS » (Malti, 2008). Sur le terrain, les observateurs touaregs constatent que les
ravisseurs se ravitaillent dans les casernes du sud algérien et que certains d’entre eux, croisés sur les pistes sahariennes, n’ont visiblement pas passé la nuit à la belle étoile. La capture d’El Para en 2004 par un petit groupe de rebelles tchadiens qui propose sans succès à l’Algérie, aux USA et à la France de leur livrer l’islamiste le plus recherché d’Afrique, montre que cet épisode n’entrait pas dans le scénario organisé de la traque des
« terroristes » à travers tout le Sahara.
C’est finalement la Libye qui se chargera d’extrader El Para vers l’Algérie. Le rapt des otages dont un groupe sera libéré contre rançon au nord du Mali après une étrange mise en scène d’affrontement armé, donne l’occasion au président américain Bush d’agiter le spectre d’Al Qaïda au Sahara et d’affirmer la nécessité d’étendre la chasse aux extrémistes, de la corne de l’Afrique à l’Atlantique.
La Pan-Sahel Initiative (programme d’assistance militaire américaine au Mali, Niger, Tchad et Mauritanie), élaborée dès 2002, devient opérationnelle en 2003 avec l’envoi de troupes américaines sur le sol africain. Cette coopération militaire s’étend en 2005 à tous les pays adjacents (Tunisie, Algérie, Maroc, Sénégal, Nigéria) et devient l’Initiative du Contre-terrorisme trans-saharien. Le Rapport sur le terrorisme dans le monde publié en avril 2007 par le département d'État américain, produit une carte explicite qui désigne comme « Terrorist Area » pratiquement toute la zone saharo-sahélienne, et en particulier celle où évoluent les Touaregs et leurs anciens partenaires économiques et politiques. Les routes caravanières et les axes de circulation habituels des familles sont inclus dans ce périmètre terroriste. Pour l’Algérie, seuls les espaces frontaliers avec le Maroc, le Mali, le Niger et la Libye, font partie de l’aire incriminée, alors même que les attentats islamistes à cette période précise ont tous lieu au nord de ce pays, et notamment dans sa capitale. Le rapport américain allègue que ces zones désertiques servent de refuge aux organisations terroristes défaites au Moyen-Orient.
Selon le Département d’Etat, le GSPC qui aurait fusionné en septembre 2006 avec Al Qaïda - prenant le nom d'Al-Qaïda in Islamic Maghreb (AQIM) - « a continué d'être actif au Sahel, franchissant les frontières difficiles à surveiller entre le Mali, la Mauritanie, le Niger, l'Algérie et le Tchad pour recruter des extrémistes aux fins d'entraînement et de lancement d'opérations dans le Trans-Sahara et peut-être à l'extérieur. Sa nouvelle alliance avec Al-Qaïda lui a peut-être donné accès à plus de ressources et à un entraînement accru. »
Le rapport manie sans cesse la dichotomie simpliste et bien connue entre un monde civilisé et régulé par l’autorité étatique dont l’Occident aurait le monopole et l’espace sans foi ni loi des « tribus », aboutissant à des injonctions d’intervention au nom de la sécurité du monde. Le glissement entre supposition et réalité est opéré en 2008 par la presse américaine qui abandonne les « peut-être » du Rapport du Département d’Etat américain. La traque de « Al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM) » par les forces armées américaines au Sahel devient une évidence indiscutable, de la même façon que s’instaure insidieusement l’idée que le groupe islamiste serait aidé par des : « tribus nomades connues sous le nom de Touareg, un groupe ethnique berbère qui est en lutte avec le gouvernement du Mali » et d’autre part que sa trésorerie serait assurée par le trafic de drogue (Daniel Williams,in Bloomberg.com, 23 avril 2008).
Le compactage commode opéré entre ‘islamistes / terroristes /Touaregs /nomades / trafiquants’ dessine ainsi une « zone de non droit » livrée aux « tribus », et donc à l’anarchie, au désordre, à la délinquance. On retrouve ici la sémantique et le schéma appliqués entre autres à l’Afghanistan par les autorités américaines, avec le succès que l’on connaît.
Entretemps, l’ancien GSPC devenu Aqmi se développe au nord du Mali. Le successeur d’El-Para à la tête conflits géopolitiques, d’Aqmi est un autre algérien du nord, Mokhtar Belmokhtar. Grâce à la rançon obtenue en échange des otages, il s’assure des complicités locales dans l’Azawad en milieu arabophone et aurait pris épouse chez les Maures de Tombouctou. Il s’insère notamment aux réseaux de contrebande de cocaïne que les Etats ou du moins des personnes haut placées dans l’appareil étatique laissent opérer entre Mali, Mauritanie, Sahara occidental, Algérie, Niger, Libye, tant les bénéfices perçus sont juteux. Plusieurs brigades d’Aqmi sont identifiées dans cet espace, nanties de véhicules lourdement armés qui se déplacent au grand jour sans se dissimuler. Ces groupes qui ont établi un lien direct avec Al-Qaïda échappent à présent au contrôle de l’Algérie. En 2007, les services algériens auraient même tenté de faire assassiner Belmokhtar par des éléments de la rébellion touarègue4.
Iyad ag Ghali, ancien chef de la rébellion touarègue des années 1990, travaillant ensuite au profit du gouvernement malien, a été en 2004 le médiateur principal dans l’affaire des otages enlevés par Aqmi. Il aurait alors été chargé d’ « infiltrer les groupes d’Abou Zeid et Belmokhtar via la Katiba Ansar Essuna selon un plan bien établi avec les services secrets maliens et algériens » (Ansar 2012). Assumant des fonctions diplomatiques en Arabie Saoudite pour le gouvernement malien, il se rapproche des courants salafistes et des soutiens financiers lourds qu’ils procurent. Le 18 mars 2012, après les premiers succès significatifs du MNLA dans l’Azawad, il apparaît à la tête de son nouveau mouvement appelé Ansar Dine, spécialement créé pour diviser le front indépendantiste et « le dégarnir en hommes » (Ansar 2012). On a à faire, en somme, au traitement habituel des dynamiques insurrectionnelles par les services secrets, travaillant toutes les lignes de fractures possibles.
Sauf que le schéma tribal sur lequel s’appuient ces stratégies d’affaiblissement du MNLA ne fonctionne pas exactement comme l’imaginent ou comme ont systématiquement essayé de l’instaurer depuis 1990 les artisans de la division.
Les informations alarmistes qui circulent sur les islamistes qui auraient chassé le MNLA et seraient sur le point d’imposer la sharia jusqu’à Bamako font partie du schéma de terreur, manipulé par les Etats en vue d’obtenir le soutien de l’opinion publique internationale pour justifier une intervention militaire musclée destinée à éradiquer le « Danger » qui en fait, pour leurs intérêts, serait au nord plus indépendantiste qu’islamiste.
Derrière la poudrière saharienne et ses imbroglios inouïs dont je n’ai évoqué qu’un très petit aspect, se profile l’échec cuisant des Etats postcoloniaux dits indépendants et de leurs élites, modelés spécialement pour préserver les intérêts pharaoniques des puissances internationales anciennes et montantes, au détriment complet de leurs peuples, souffrants, réprimés, brisés, manipulés, interdits de voix, d’espoir, de futur et dont le désir de vie se transforme peu à peu en désir de mort, pour des soulèvements à venir de plus en plus désespérés.
Hélène Claudot-Hawad, 6 avril 2012
1 Voir CLAUDOT-HAWAD Hélène et HAWAD (eds.), Touaregs. Voix solitaires sous l’horizon confisqué, Ethnies, Survival International, Paris, 1996
2 Pour les interventions de la DGSE dans le dossier touareg, voir SILBERZAHN Claude et GUISNEL Jean, Au coeur du secret. 150 jours aux commandes de la DGSE, 1989-1993, Fayard, Paris, 1995.
3 Voir à ce sujet notamment MALTI Hocine , Les guerres de Bush pour le pétrole , Algeria-Watch, 21 mars 2008 ; BENDERRA Omar, GÈZE François, MELLAH Salima, , « L’« ennemi algérien » de la France : le GSPC ou les services secrets des généraux ? », Algeria-Watch, 23
juillet 2005 ; GÈZE François et MELLAH Salima, "Al-Qaida au Maghreb" et les attentats du 11 avril 2007 à Alger. Luttes de clans sur fond de Algeria-Watch, 21 avril 2007 ; KEENAN Jeremy, « The Collapse of the Second Front », Silver City, NM and Washington, DC : Foreign Policy In Focus, Sept. 26, 2006.
4 Voir ANSAR Issane, « Métastases du salafisme Algérien à l’épreuve des soubresauts sahariens et des rebellions Azawadiennes », Temoust.org, 2012.
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Commentaires
Fin des états-nations jacobins : Indépendance ou Fédération
Soumis par Awerwari le sam, 2012-04-07 20:30
Pour avoir occulter le concept de fédération depuis les indépendances, les états-nations d'Afrique du Nord se sont embourbés dans des conflits inextricables. Le conflit du Sahara Occidental en est la parfaite illustration : il a coûté des milliards de dollars à l'Algérie et au Maroc. Le conflit de l'Azawad a également ruiné le pouvoir central malien. Le conflit de la Kabylie a également coûté des milliards au pouvoir central d'Alger notamment dans le maintien d'une force d'occupation en Kabylie depuis des décennies !Ouyahia aurait dû faire un stage dans un pays fédéral pour trouver une solution au conflit de l'Azawad, et surtout pour faire le deuil de l'État-Nation Algérien. En effet, selon TSA Ahmed Ouyahia le sait : l’Algérie et la communauté internationale n’ont aucun moyen de pression sur les Touareg du nord du Mali et encore moins sur les groupes islamistes armés présents sur place. Les solutions classiques, comme une intervention militaire ou un embargo contre le nouvel État touareg, s’avéreraient rapidement insuffisants. Aucune armée étrangère ne peut s’y engager sans risque de s’embourber dans un conflit sans fin. Un embargo est également impossible à instaurer dans une région qui vit depuis des décennies de la contrebande. Au mieux, la communauté internationale pourrait persister à ne pas reconnaître le nouvel État. Mais ce choix ne pourrait qu’aggraver les choses et affaiblir le MNLA, seul interlocuteur crédible dans ce dossier. Ce vendredi, Ahmed Ouyahia a exprimé de manière ferme les positions de l’Algérie – refus d’une partition du Mali et rejet d’une intervention étrangère. Mais il n’a toujours pas dit comment il comptait s’y prendre pour trouver une solution à une situation explosive.
La recolonisation du Sahara
sam, 2012-04-07 17:49 -- Stéphane Arrami
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Business, profits souterrains et stratégie de la terreur
Terroristes, islamistes, trafiquants, preneurs d’otages, voleurs, violeurs de fillette, égorgeurs, usurpateurs minoritaires, indépendantistes illégitimes, aventuriers sans programme politique, activistes obscurantistes etquasi-médiévaux et, pour couronner le tout, destructeurs potentiels de manuscrits trésors de l’humanité…
Le bon vieux scénario colonial de terreur barbare et de diabolisation des rebelles touaregs au Mali s’étale à la une, alors que la création de la République de l’Azawad vient d’être déclarée le 6 avril 2012 par le MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad). L’aspiration à l’indépendance d’une population malmenée depuis cinquante ans par un Etat dont le caractère « démocratique » relève de la langue de bois est malvenue dans la zone saharo-sahélienne.
Dans le tableau caricatural présenté à l’opinion publique, l’innommable demeure la revendication politique des Touaregs, systématiquement tuée par les experts assermentés. Le motif du jihad islamiste vient à point nommé pour étouffer tout élément d’intelligibilité de la situation et légitimer la répression à venir du mouvement et peut-être, comme par le passé, les dérives génocidaires. Qui se souvient des milices paramilitaires maliennes qui, juste après les accords de paix signés entre la rébellion et le gouvernement malien en 1991, ont été lancées contre les civils touaregs et maures à « peau rouge », torturés, tués, décimés ou contraints à l’exil1, dans un silence international fracassant et sous le gouvernement même d’ATT, président du Mali démocratique, aujourd’hui détrôné par une junte militaire non démocratique ?
Le canevas jihadiste n’a rien de nouveau, il a été régulièrement brandi et activé, d’abord au sujet de la guerre anticoloniale menée par les Touaregs jusqu’à l’écrasement complet de leur résistance en 1919, puis à chaque soubresaut contre les régimes autoritaires des Etats postcoloniaux, mis en place en fonction des intérêts de l’ancien empire colonial. L’amalgame entre insurgés touaregs, islamistes et terroristes, sans compter les autres registres diffamatoires, est un raccourci commode pour éradiquer, sous couvert de lutte anti-terroriste, toute contestation politique de la part des Touaregs, toute déclaration ou action qui pourrait contrarier les intérêts des grands acteurs politiques et économiques de la scène saharienne.
Les opposants sont d’ailleurs immédiatement pris en main par les services spéciaux des Etats à l’aide des dispositifs habituels : intimidation, diffamation ou corruption. L’un des petits cadeaux classiques et anodins que les services français ont toujours offert spontanément à leurs « amis touaregs » est un téléphone portable, satellitaire si nécessaire, directement branché sur les centres d’écoute2.
Mais l’enjeu essentiel de la question saharo-sahélienne ne se joue pas à l’échelle locale. Il concerne l’économie mondiale et le redécoupage des zones d’influence entre les puissances internationales avec l’entrée en scène de nouveaux acteurs (américains, chinois, canadiens, etc) qui bousculent l’ancien paysage colonial. L’accès convoité aux richesses minières (pétrole, gaz, uranium, or, phosphates...) dont regorgent le Niger, la Libye, l’Algérie, et le Mali d’après des prospections plus récentes, est au centre de la bataille invisible qui se déroule dans le désert.
Les communautés locales n’ont jusqu’ici jamais comptées en tant que telles, mais seulement comme leviers de pression qu’ont systématiquement cherché à manipuler les Etats en concurrence. C’est ainsi que les revendications politiques touarègues ont longtemps été contenues dans les limites strictes d’une autonomie régionale, d’ailleurs jamais appliquée par les Etats ; et c’est pourquoi l’autre manette d’action que représentent les islamistes est devenu une réalité saharienne. Par contre, la question des liens étroits qu’entretient la création des groupes islamistes au Sahara avec, au premier rang, l’Etat algérien, n’est pratiquement jamais évoquée. De même qu’un silence de plomb règne sur les interventions constantes des services secrets français, algériens et libyens pour contrôler à leur profit la rébellion touarègue, la divisant en groupes rivaux destinés à se neutraliser les uns les autres.
Sous la pression des nouveaux contextes politiques nationaux et internationaux, les mouvements insurrectionnels touaregs ont, de leur côté, fortement modifié leurs revendications et leurs axes de mobilisation, dans la forme comme dans le contenu. Ils sont passés d’un projet d’indépendance politique de tout le « territoire des Touaregs et de ses marges » (Kawsen) au début du XXe siècle, lors de l’insurrection générale contre l’occupation coloniale, à des revendications plus restreintes : en 1963, les Touaregs de l’Adagh se soulèvent contre le découpage frontalier (entre le Mali et l’Algérie) qui les privent d’une partie de leur territoire et les séparent des Touaregs de l’Ahaggar ; la répression par l’armée malienne contre les civils sera féroce, laissant des cicatrices indélébiles jusqu’à aujourd’hui et cette terreur instaurée contre la population sans défense fournira le modèle privilégié utilisé pour réprimer chaque nouvelle insurrection touarègue dans les Etats de la zone saharosahélienne.
Dans les années 1990, les mouvements rebelles du côté nigérien autant que malien expriment une revendication d’autonomie régionale infra étatique qui ne remet plus en cause les frontières postcoloniales. Les mouvements nés en 2007 s’insurgent contre la mal gouvernance mais, en dépit de leur inscription dans l’identité nationale étatique – « Notre identité est Niger » déclare le 23 avril 2008 Aghali Alambo, responsable touareg du Mouvement des Nigériens pour la Justice –, ils sont accusés d’ethnicisme et de communautarisme.
En février 2012, le MNLA, fondé par des Touaregs du côté malien et armé d’une force de frappe inédite suite à l’effondrement de la Libye, revendique clairement « l’indépendance de l’Azawad » et une ligne politique républicaine, laïque et pluri-communautaire. Un nouveau mouvement, Ansar Dine, dirigé par Iyad ag Ghali, surgit en mars 2012, alors que l’action armée du MNLA est déjà engagée: l’objectif d’Ansar Dine est religieux et sa tendance salafiste, visant à instaurer la sharia dans tout le Mali et l’Afrique de l’ouest. Iyad Ag Ghali s’exprime bruyamment dans les média et donne l’occasion aux responsables politiques internationaux de brandir à nouveau la menace islamiste comme étendard de terreur et argument qui légitimerait une intervention militaire soutenue par la communauté internationale.
La carte du péril terroriste dans la zone saharo-sahélienne est jouée. Le projet était déjà dans les cartons des Etats bien avant les événements actuels. L’existence d’al Qaïda au Maghreb est en effet un schéma qui s’ébauche en 2001 quand le Département de Renseignement et de Sécurité algérien (DRS) annonce que l’armée a abattu un combattant yéménite présenté comme un émissaire de Ben Laden cherchant à assurer la liaison avec le Groupe Salafiste pour la Combat (GSPC). Dans le cadre de la lutte anti-terroriste, les Etats-Unis promettent à l’Algérie une aide en équipement militaire qui tarde à venir jusqu’à ce qu’un événement opportun survienne pour sceller la coopération américano-algérienne : l’enlèvement en mars 2003 de trente-deux touristes européens dans le sud algérien par des membres du GSPC. Ce groupe est dirigé par Amari Saïfi, alias Abderrezak El Para. Mais l’itinéraire de cet ancien militaire algérien révèle de nombreuses incohérences3 qui montrent qu’il s’agit plutôt d’un « agent infiltré du DRS » (Malti, 2008). Sur le terrain, les observateurs touaregs constatent que les
ravisseurs se ravitaillent dans les casernes du sud algérien et que certains d’entre eux, croisés sur les pistes sahariennes, n’ont visiblement pas passé la nuit à la belle étoile. La capture d’El Para en 2004 par un petit groupe de rebelles tchadiens qui propose sans succès à l’Algérie, aux USA et à la France de leur livrer l’islamiste le plus recherché d’Afrique, montre que cet épisode n’entrait pas dans le scénario organisé de la traque des
« terroristes » à travers tout le Sahara.
C’est finalement la Libye qui se chargera d’extrader El Para vers l’Algérie. Le rapt des otages dont un groupe sera libéré contre rançon au nord du Mali après une étrange mise en scène d’affrontement armé, donne l’occasion au président américain Bush d’agiter le spectre d’Al Qaïda au Sahara et d’affirmer la nécessité d’étendre la chasse aux extrémistes, de la corne de l’Afrique à l’Atlantique.
La Pan-Sahel Initiative (programme d’assistance militaire américaine au Mali, Niger, Tchad et Mauritanie), élaborée dès 2002, devient opérationnelle en 2003 avec l’envoi de troupes américaines sur le sol africain. Cette coopération militaire s’étend en 2005 à tous les pays adjacents (Tunisie, Algérie, Maroc, Sénégal, Nigéria) et devient l’Initiative du Contre-terrorisme trans-saharien. Le Rapport sur le terrorisme dans le monde publié en avril 2007 par le département d'État américain, produit une carte explicite qui désigne comme « Terrorist Area » pratiquement toute la zone saharo-sahélienne, et en particulier celle où évoluent les Touaregs et leurs anciens partenaires économiques et politiques. Les routes caravanières et les axes de circulation habituels des familles sont inclus dans ce périmètre terroriste. Pour l’Algérie, seuls les espaces frontaliers avec le Maroc, le Mali, le Niger et la Libye, font partie de l’aire incriminée, alors même que les attentats islamistes à cette période précise ont tous lieu au nord de ce pays, et notamment dans sa capitale. Le rapport américain allègue que ces zones désertiques servent de refuge aux organisations terroristes défaites au Moyen-Orient.
Selon le Département d’Etat, le GSPC qui aurait fusionné en septembre 2006 avec Al Qaïda - prenant le nom d'Al-Qaïda in Islamic Maghreb (AQIM) - « a continué d'être actif au Sahel, franchissant les frontières difficiles à surveiller entre le Mali, la Mauritanie, le Niger, l'Algérie et le Tchad pour recruter des extrémistes aux fins d'entraînement et de lancement d'opérations dans le Trans-Sahara et peut-être à l'extérieur. Sa nouvelle alliance avec Al-Qaïda lui a peut-être donné accès à plus de ressources et à un entraînement accru. »
Le rapport manie sans cesse la dichotomie simpliste et bien connue entre un monde civilisé et régulé par l’autorité étatique dont l’Occident aurait le monopole et l’espace sans foi ni loi des « tribus », aboutissant à des injonctions d’intervention au nom de la sécurité du monde. Le glissement entre supposition et réalité est opéré en 2008 par la presse américaine qui abandonne les « peut-être » du Rapport du Département d’Etat américain. La traque de « Al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM) » par les forces armées américaines au Sahel devient une évidence indiscutable, de la même façon que s’instaure insidieusement l’idée que le groupe islamiste serait aidé par des : « tribus nomades connues sous le nom de Touareg, un groupe ethnique berbère qui est en lutte avec le gouvernement du Mali » et d’autre part que sa trésorerie serait assurée par le trafic de drogue (Daniel Williams,in Bloomberg.com, 23 avril 2008).
Le compactage commode opéré entre ‘islamistes / terroristes /Touaregs /nomades / trafiquants’ dessine ainsi une « zone de non droit » livrée aux « tribus », et donc à l’anarchie, au désordre, à la délinquance. On retrouve ici la sémantique et le schéma appliqués entre autres à l’Afghanistan par les autorités américaines, avec le succès que l’on connaît.
Entretemps, l’ancien GSPC devenu Aqmi se développe au nord du Mali. Le successeur d’El-Para à la tête conflits géopolitiques, d’Aqmi est un autre algérien du nord, Mokhtar Belmokhtar. Grâce à la rançon obtenue en échange des otages, il s’assure des complicités locales dans l’Azawad en milieu arabophone et aurait pris épouse chez les Maures de Tombouctou. Il s’insère notamment aux réseaux de contrebande de cocaïne que les Etats ou du moins des personnes haut placées dans l’appareil étatique laissent opérer entre Mali, Mauritanie, Sahara occidental, Algérie, Niger, Libye, tant les bénéfices perçus sont juteux. Plusieurs brigades d’Aqmi sont identifiées dans cet espace, nanties de véhicules lourdement armés qui se déplacent au grand jour sans se dissimuler. Ces groupes qui ont établi un lien direct avec Al-Qaïda échappent à présent au contrôle de l’Algérie. En 2007, les services algériens auraient même tenté de faire assassiner Belmokhtar par des éléments de la rébellion touarègue4.
Iyad ag Ghali, ancien chef de la rébellion touarègue des années 1990, travaillant ensuite au profit du gouvernement malien, a été en 2004 le médiateur principal dans l’affaire des otages enlevés par Aqmi. Il aurait alors été chargé d’ « infiltrer les groupes d’Abou Zeid et Belmokhtar via la Katiba Ansar Essuna selon un plan bien établi avec les services secrets maliens et algériens » (Ansar 2012). Assumant des fonctions diplomatiques en Arabie Saoudite pour le gouvernement malien, il se rapproche des courants salafistes et des soutiens financiers lourds qu’ils procurent. Le 18 mars 2012, après les premiers succès significatifs du MNLA dans l’Azawad, il apparaît à la tête de son nouveau mouvement appelé Ansar Dine, spécialement créé pour diviser le front indépendantiste et « le dégarnir en hommes » (Ansar 2012). On a à faire, en somme, au traitement habituel des dynamiques insurrectionnelles par les services secrets, travaillant toutes les lignes de fractures possibles.
Sauf que le schéma tribal sur lequel s’appuient ces stratégies d’affaiblissement du MNLA ne fonctionne pas exactement comme l’imaginent ou comme ont systématiquement essayé de l’instaurer depuis 1990 les artisans de la division.
Les informations alarmistes qui circulent sur les islamistes qui auraient chassé le MNLA et seraient sur le point d’imposer la sharia jusqu’à Bamako font partie du schéma de terreur, manipulé par les Etats en vue d’obtenir le soutien de l’opinion publique internationale pour justifier une intervention militaire musclée destinée à éradiquer le « Danger » qui en fait, pour leurs intérêts, serait au nord plus indépendantiste qu’islamiste.
Derrière la poudrière saharienne et ses imbroglios inouïs dont je n’ai évoqué qu’un très petit aspect, se profile l’échec cuisant des Etats postcoloniaux dits indépendants et de leurs élites, modelés spécialement pour préserver les intérêts pharaoniques des puissances internationales anciennes et montantes, au détriment complet de leurs peuples, souffrants, réprimés, brisés, manipulés, interdits de voix, d’espoir, de futur et dont le désir de vie se transforme peu à peu en désir de mort, pour des soulèvements à venir de plus en plus désespérés.
Hélène Claudot-Hawad, 6 avril 2012
1 Voir CLAUDOT-HAWAD Hélène et HAWAD (eds.), Touaregs. Voix solitaires sous l’horizon confisqué, Ethnies, Survival International, Paris, 1996
2 Pour les interventions de la DGSE dans le dossier touareg, voir SILBERZAHN Claude et GUISNEL Jean, Au coeur du secret. 150 jours aux commandes de la DGSE, 1989-1993, Fayard, Paris, 1995.
3 Voir à ce sujet notamment MALTI Hocine , Les guerres de Bush pour le pétrole , Algeria-Watch, 21 mars 2008 ; BENDERRA Omar, GÈZE François, MELLAH Salima, , « L’« ennemi algérien » de la France : le GSPC ou les services secrets des généraux ? », Algeria-Watch, 23
juillet 2005 ; GÈZE François et MELLAH Salima, "Al-Qaida au Maghreb" et les attentats du 11 avril 2007 à Alger. Luttes de clans sur fond de Algeria-Watch, 21 avril 2007 ; KEENAN Jeremy, « The Collapse of the Second Front », Silver City, NM and Washington, DC : Foreign Policy In Focus, Sept. 26, 2006.
4 Voir ANSAR Issane, « Métastases du salafisme Algérien à l’épreuve des soubresauts sahariens et des rebellions Azawadiennes », Temoust.org, 2012.
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Commentaires
Fin des états-nations jacobins : Indépendance ou Fédération
Soumis par Awerwari le sam, 2012-04-07 20:30
Pour avoir occulter le concept de fédération depuis les indépendances, les états-nations d'Afrique du Nord se sont embourbés dans des conflits inextricables. Le conflit du Sahara Occidental en est la parfaite illustration : il a coûté des milliards de dollars à l'Algérie et au Maroc. Le conflit de l'Azawad a également ruiné le pouvoir central malien. Le conflit de la Kabylie a également coûté des milliards au pouvoir central d'Alger notamment dans le maintien d'une force d'occupation en Kabylie depuis des décennies !Ouyahia aurait dû faire un stage dans un pays fédéral pour trouver une solution au conflit de l'Azawad, et surtout pour faire le deuil de l'État-Nation Algérien. En effet, selon TSA Ahmed Ouyahia le sait : l’Algérie et la communauté internationale n’ont aucun moyen de pression sur les Touareg du nord du Mali et encore moins sur les groupes islamistes armés présents sur place. Les solutions classiques, comme une intervention militaire ou un embargo contre le nouvel État touareg, s’avéreraient rapidement insuffisants. Aucune armée étrangère ne peut s’y engager sans risque de s’embourber dans un conflit sans fin. Un embargo est également impossible à instaurer dans une région qui vit depuis des décennies de la contrebande. Au mieux, la communauté internationale pourrait persister à ne pas reconnaître le nouvel État. Mais ce choix ne pourrait qu’aggraver les choses et affaiblir le MNLA, seul interlocuteur crédible dans ce dossier. Ce vendredi, Ahmed Ouyahia a exprimé de manière ferme les positions de l’Algérie – refus d’une partition du Mali et rejet d’une intervention étrangère. Mais il n’a toujours pas dit comment il comptait s’y prendre pour trouver une solution à une situation explosive.

dimanche 8 avril 2012
1/7 - Ferhat Mehenni - LE SIECLE IDENTITAIRE - La fin des Etats post-coloniaux - YouTube
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Vidéo : conférence-débat «Le siècle identitaire : la fin des Etats post-coloniaux»
08/04/2012 - 10:48
OTTAWA (SIWEL) — Invité de Association Culturelle Amazigh d’Ottawa-Hull (ACAOH), le président du Gouvernement provisoire kabyle M. Ferhat Mehenni a animé une conférence - débat le mercredi 4 avril sur son livre « Le siècle identitaire : la fin des Etats post-coloniaux », Paris, 2010, éditions Michalon.
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