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mardi 6 mars 2012

Emission de la Carte d’identité kabyle dans la diaspora à compter du 12 mars (modalités)

Emission de la Carte d’identité kabyle dans la diaspora à compter du 12 mars (modalités)

Emission de la Carte d’identité kabyle dans la diaspora à compter du 12 mars (modalités)

06/03/2012 - 18:37


PARIS (SIWEL) — La diaspora kabyle peut demander la Carte d’identité kabyle dès ce 12 mars en suivant les modalités ci-dessous. C'est ce qu'à annoncé une communication du ministère des Institutions et de la Sécurité au sein du Gouvernement provisoire kabyle.



Emission de la Carte d’identité kabyle dans la diaspora à compter du 12 mars (modalités)
Demande de la carte d’identité kabyle dans la diaspora
Qui peut demander la carte d’identité kabyle ?
La carte d’identité kabyle est attribuée aux ressortissants kabyles déterminés selon trois critères :
- Le droit du sol (jus soli) : être né ou avoir résidé en Kabylie(1) pendant plus de 10 ans.
- Le droit du sang (jus sanguinis) : avoir au moins un parent kabyle de naissance ou par filiation.
- Le droit du mariage : être le conjoint d’un ressortissant kabyle de naissance ou par filiation.


Modalités d’obtention de la carte d’identité kabyle dans la diaspora :
La carte d’identité kabyle est demandée uniquement en ligne sur le site officiel de l’Anavad www.kabylie-gouv.org sous la rubrique Etat-civil.

Le demandeur doit :
- Remplir le formulaire en ligne intégralement(2)
- Fournir une photo d’identité numérique (ou scannée) au format 3,5 cm (largeur) x 4,5 cm (hauteur). Photo récente, en couleur, de face et tête nue.
- Fournir une copie scannée de votre pièce d’identité en cours de validité.
- Fournir une signature scannée dans un cadre de 7 cm (largeur) x 1,5 cm (hauteur).
- Fournir l’une des pièces justificatives ci-dessous.
- Régler par carte bancaire les frais administratifs requis selon l’âge du demandeur.


Pièces justificatives :
- Justificatif de naissance/résidence en Kabylie : copie passeport algérien ou carte d’identité algérienne (sauf si déjà fournie ci-dessus) ou extrait acte de naissance simple

Ou
- Justificatif de filiation : copie passeport ou carte d’identité du parent/grand parent kabyle ou extrait acte de naissance avec filiation ou autre justificatif de filiation.
Ou
- Mariage : justificatif de la citoyenneté kabyle du conjoint par l’une des pièces ci-dessus et copie acte de mariage


Coût et frais administratifs :
Le coût de la carte est de 40 euros pour les adultes et 20 euros pour les enfants de moins de 16 ans.

Le coût inclut les frais d’envoi de la carte d’identité par poste.


Validité du document :
La carte d’identité kabyle est valide pendant une période de 10 ans à partir de la date de sa délivrance.



Acquisition
La carte d’identité kabyle sera envoyée au demandeur par courrier postal à l’adresse de résidence indiquée sur son formulaire dans un délai de deux semaines à partir de la date de la demande faite avec un dossier complet.



Notes :
(1) La Kabylie est le territoire qui recouvre l’espace de l’ancienne ‘Wilaya III’ où le Kabyle constitue la première langue parlée par la société. Aujourd’hui, elle est délimitée dans le système administratif algérien par l’intégralité des wilayas de Tizi-Ouzou et Béjaïa et par les communes et daïras kabylophones des wilayas de Boumerdes, Bouira, Bordj Bou Arreridj, Sétif et Jijel.

(2) Avant de remplir le formulaire Il est important de se renseigner auprès de sa famille sur :
a) Le nom authentique en Kabyle qui est souvent sous la forme (At-Winnat, Uwinnat, Iwinnaten...). Il est également conseillé d’adopter un prénom kabyle/amazigh puisque les noms et prénoms officiels seront également donnés sur la carte (voir spécimens).
b) Le nom du village d’origine.
c) Le nom du Aârch d’origine (ou de la commune actuelle si vous n’êtes pas sûr)


uz
SIWEL 061837 MAR 12

samedi 3 mars 2012

Le MAK rend hommage à Krim Belkacem et installe la coordination d'Iâallalen

Le MAK rend hommage à Krim Belkacem et installe la coordination d'Iâallalen


Le MAK rend hommage à Krim Belkacem et installe la coordination d'Iâallalen

03/03/2012 - 14:21


TIZI-OUZOU (SIWEL) — Sur invitation des habitants d'Iâallalen dans la commune de At Yahia Moussa, le président du MAK Bouaziz Ait chebib en compagnie d'une délégation du mouvement composée de Me. Gherrab Abdellah, Lyes Ait Maamar s'est rendue dans la région natale de Krim Belkacem.



Le président du MAK contemplant le portrait de Krim Belkacem (PH/RIO)
Le président du MAK contemplant le portrait de Krim Belkacem (PH/RIO)
Arrivée sur place, la délégation du MAK s'est déplacée au musé de "Izem Idurar" où une minute de silence à sa mémoire a été observée.


Un discours-hommage retraçant le parcours révolutionnaire du signataire des accords d'Evian, a été prononcé par le président du MAK qui a déclaré entre autre que « nous sommes les dignes héritiers ce grand kabyle révolutionnaire qui reste pour nous un symbole de la dignité et de la liberté ».


« La statue érigée à la capitale en l'honneur de l'Emir Abdelkader, un ami de la France coloniale revient de droit à Krim Belkacem, le signataire de l'acte de naissance de l'Algérie indépendante », a-t-il dit.


De retour de cet hommage à Krim Belkacem, le président du MAK et M. Hmed Amrioui, cadre du MAK en Allemagne, ont conjointement animée une conférence sur le thème de l'autonomie. À l'issue du débat, un bon nombre d'adhésion a été enregistré. Ce qui a permis l'installation de la coordination d'Iaâllalen qui a élu son bureau présidé par Boubchir Djamal, étudiant en sciences économique.


Les responsables du MAK ont invité les présents à venir participer à la marche populaire du MAK prévue à Tizi-Ouzou pour le 20 avril prochain.


uz
SIWEL 031420 MARS 12

Ajoutée par  le 26 juin 2009
la chanson posthume Aghurru , sous titrée en Français et en en Arabe  pour que tout le monde comprennent 

vendredi 17 février 2012

La solidarité avec la Kabylie vise le village de Tizi Lqern

La solidarité avec la Kabylie vise le village de Tizi Lqern


La solidarité avec la Kabylie vise le village de Tizi Lqern

17/02/2012 - 19:20


VGAYET (SIWEL) — Les militants du MAK du versant sud du Djurdjura ont entamé leur campagne d'aide aux localités de la région les plus touchées par les intempéries.



(PH/DR)
(PH/DR)
Dans le cadre de la campagne de solidarité avec les villages sinistrés kabyles, des bénévoles et militants autonomistes de Timezrit, Sidi-Aich et d'Akbou ont procédé à une collecte de vivres pendant les deux derniers jours.


Une équipe guidée par Razik Zouaoui, s'est rendue hier vers la fin de la journée au village Tizi Lqern à bord d'une camionnette et une voiture familiale, bien garnies de nourritures diverses qu'ils ont acheminé au centre du village sus-cité.


Les villageois de Tizi Lqern ont été très heureux de ce geste humanitaire et n'ont pas manqué d'éloges à l'élan de solidarité entre Kabyles.


bbi
SIWEL 171920 FEV 12

jeudi 16 février 2012

Intempéries en Kabylie : l'Anavad sollicite l'aide du Comité International de la Croix Rouge

Intempéries en Kabylie : l'Anavad sollicite l'aide du Comité International de la Croix Rouge

Intempéries en Kabylie : l'Anavad sollicite l'aide du Comité International de la Croix Rouge

14/02/2012 - 16:18


PARIS (SIWEL) — Le Gouvernement provisoire kabyle (Anavad), par la voix de son porte-parole M. Makhlouf Idri, a sollicité le Comité international de la Croix Rouge (CICR). Dans un courrier adressé à Genève à son Président le Dr. Kellenberger, il exhorte le CICR de porter assistance à une Kabylie « complètement démunie et abandonnée par les autorités algériennes ».



Makhlouf Idri, porte-parole du Gouvernement provisoire Kabyle  (PH/DR)
Makhlouf Idri, porte-parole du Gouvernement provisoire Kabyle (PH/DR)
Lettre du porte-parole de l'Anavad à l'attention du président du CICR :


« Le principe du respect de la personne humaine, les principes de solidarité et d'assistance aux victimes qui sont les valeurs premières du Comité International de la Croix Rouge me conduisent à m'adresser aujourd'hui à votre institution.


La Kabylie est aujourd'hui meurtrie par plusieurs semaines de neige et de grand froid. Ces chutes de neige ont bloqué la plupart des axes routiers et empêchent les habitants de se ravitailler. Son amoncellement sur les toits des habitations et des bâtiments a provoqué l'effondrement de nombreuses habitations et bâtiments collectifs. Les glissements se multiplient et les avalanches ont déjà provoqué de nombreuses victimes.
La population des montagnes, pourtant habituée à la rudesse du climat, est complètement démunie et abandonnée par les pouvoirs algériens. Au cours de ces derniers jours, des dizaines de morts sont déjà à déplorer sur l'ensemble de la région et aucune action de secours aux victimes n'a encore été engagée. Les populations manquent de vivres, d'eau, de produits de premières nécessités et même de gaz, comble de l'ironie dans ce pays 4ème plus important exportateur au monde !


La Kabylie est en réalité la cible objective de l'Etat algérien. L'Algérie est non seulement coupable de non-assistance à population en danger mais il s'agit plus vraisemblablement d'un dessein délibéré d'asservissement de la Kabylie et de sanctions à l'égard d'un peuple depuis toujours indocile.


Organisation impartiale, neutre et indépendante, le Comité international de la Croix-Rouge se doit aujourd'hui d'intervenir humanitairement pour protéger la vie et la dignité des victimes de la violence et de l'incurie de l'Etat, et de leur porter assistance.


Je sais l'attachement de votre institution aux droits humains, au respect de l'intégrité de la personne humaine et à la promotion du Droit International Humanitaire (DIH).


Aujourd'hui la Kabylie entre pleinement dans une acception ouverte et moderne de l’article 3 commun aux quatre Conventions de Genève de 1949 qui dispose que, dans des confits armés non internationaux le CICR pourra offrir ses services aux Parties au confit.


Comme c'est le cas pour la Kabylie, le Droit International Humanitaire par son article 3 commun aux Conventions de Genève de1949 s’applique pour ce confit qui «ne présente pas un caractère international». Par ailleurs, il est admis que l'article 3 commun ne donne pas de définition du «confit armé». Mais la concentration importante des forces armées du pouvoir algérien qui quadrillent toute la région est un signe prégnant du conflit armé larvé en présence. Par ailleurs, selon les critères élaborés dans la pratique du DIH et la jurisprudence constante, la situation géographique, l'histoire, les spécificités culturelles, les conflits, émeutes, insurrections répétés depuis 1963 dans cette région bien circonscrite qu'est Kabylie, démontrent que l'article 3 peut lui être appliquée. Et qu'il lui sera très prochainement. Les 127 jeunes victimes des manifestations pacifiques du Printemps noir de 2001 en sont la triste illustration. Depuis lors, la Kabylie s'est dotée d'institutions autonomes et le 1er juin 2010, le Gouvernement Provisoire Kabyle a vu le jour pour offrir une voie d'émancipation au peuple kabyle aux prises avec la dictature algérienne.


Face à cet situation au plus haut point critique, des actions de solidarité (appels aux dons, concerts de solidarité...) ont d'ores et déjà été lancées en France et au Canada. La diaspora kabyle suit de très près ces évènements et restent très sensibles à tous les gestes de solidarité qui pourraient émaner de la communauté internationale.


La Kabylie doit pouvoir trouver aujourd'hui la concrétisation de ces projets généreux de solidarité et d'aide. Il est essentiel de sensibiliser les instances et l'opinion publique internationales. Il est vital que les organisations humanitaires viennent en aide aux sinistrés de Kabylie.


M. Makhlouf IDRI
Porte-Parole du Gouvernement
Gouvernement Provisoire Kabyle »


bbi
SIWEL 141618 FEV 12

mercredi 15 février 2012

Algérie : la neige paralyse la Kabylie - LeMonde.fr

Algérie : la neige paralyse la Kabylie - LeMonde.fr

Algérie : la neige paralyse la Kabylie

LEMONDE.FR | 15.02.12 | 13h33 • Mis à jour le 15.02.12 | 14h09
Les difficultés d'alimentation en gaz sont une des conséquences les plus grave des fortes chutes de neige qui touchent l'Algérie.
Les difficultés d'alimentation en gaz sont une des conséquences les plus grave des fortes chutes de neige qui touchent l'Algérie.AFP/FAROUK BATICHE

Villages coupés du monde, pénurie de gaz… la vague de froid qui a tué 620 personnes en Europe (notamment centrale et balkanique) a traversé la Méditerranée. En Algérie, plus précisément à Béchar, cette offensive hivernale a tout d'abord offert l'inhabituel spectacle du Sahara sous la neige. Mais, tandis que, depuis le début du mois de février, les intempéries se multiplient dans le nord du pays, la situation s'est tendue.

Du massif de l'Ouarsenis, à l'ouest, à Constantine, à l'est, en passant par Tipaza et l'Algérois, routes coupées et stations-services prises d'assaut ont alimenté le mécontentement de la population. En Kabylie, les conséquences des bourrasques neigeuses semblent avoir atteint un seuil critique : le quotidien La Dépêche de Kabylie y dénombre déjà sept décès dus aux intempéries.
Essentiellement formée de massifs montagneux (Djurdjura et Babors), cette région côtière très peuplée, située à l'est d'Alger, a l'habitude des hivers enneigés. Cependant, les chutes de neige de ces derniers jours ont surpris par leur ampleur et leur fréquence. Dans les deux principales wilayas (préfectures) de Kabylie, Tizi-Ouzou et Bejaïa, on a relevé plus de deux mètres de neige dans de nombreuses localités. La population guette les bulletins météorologiques spéciaux distillés par l'Office national de la météorologie : ces derniers alertent le public sur les zones où sont attendues de fortes précipitations neigeuses. D'après l'Office, de nouvelles vagues de froid sont à prévoir.
Opération de déneigement en Kabylie.
Opération de déneigement en Kabylie.DR
Depuis maintenant plus de deux semaines, l'amoncellement de neige paralyse toute la région : tandis que la route nationale 12 reliant Tizi-Ouzou à Bejaïa est régulièrement coupée, de nombreuses communes de montagne se retrouvent isolées du reste du monde. Le principal souci des habitants devient l'approvisionnement en gaz – dont l'Algérie est pourtant le 6e producteur mondial. Seule une minorité de la population est raccordée au gaz de ville (lequel souffre par ailleurs de nombreuses coupures), la majorité des foyers ayant recours aux bouteilles de butane comme principale source d'énergie. Or la hausse subite de la demande en raison du froid et les complications de transport entraînent une pénurie durable de gaz butane.
Contacté par Le Monde.fr, Chérif, commerçant dans la wilaya de Bejaïa, décrit "une situation catastrophique : dans les montagnes on manque de gaz, de lait pour les enfants et même de produits d'alimentation. Nous subissons également de fréquentes coupures d'électricité. Certains villages sont isolés depuis vingt jours, les enfants ne vont pas à l'école, les adultes ne peuvent pas aller travailler. Ils ne peuvent plus se chauffer car il n'y a plus de gaz butane, le prix de la bouteille a atteint 2 000 dinars [environ 20 €] au marché noir, alors que le prix officiel est de 200 dinars. Ces derniers jours, des villageois excédés ont pillé des camions de ravitaillement en butane destinés à d'autres communes. Même certains produits alimentaires commencent à se faire rares : les grossistes de la région ont des difficultés à s'approvisionner auprès des importateurs d'Alger, en raison des routes impraticables". Une situation qu'il juge inacceptable : "Il y a un manquement flagrant de la part des autorités, on a vu l'armée intervenir il y a quelques jours, mais uniquement pour déneiger les routes nationales, ils n'ont pas touché aux routes wilayales ni communales. Nous n'avons pas vu les hélicoptères militaires utilisés le reste du temps dans les opérations anti-terroristes. Les citoyens s'organisent eux-mêmes pour trouver du gaz, de la nourriture et pour déneiger."
En effet, dans de nombreuses localités, ce sont d'informels comités de villages qui tentent d'organiser la solidarité : corvée collective de déneigement ou expéditions en camion pour tenter de trouver du gaz butane dans des stations Naftal (l'entreprise d'Etat distributrice d'hydrocarbures) complètement débordées.
Ravitaillement en gaz à dos d'âne, en Kabylie.
Ravitaillement en gaz à dos d'âne, en Kabylie. DR
Dans un rare discours télévisé diffusé le 9 février, le président Abdelaziz Bouteflikaa annoncé la tenue prochaine d'élections législatives mais n'a pas prononcé un mot en direction des sinistrés météorologiques. Tandis que les autorités locales et les cadres de Naftal cherchent à convaincre les citoyens que le retour à la normale est proche, la situation prend un tour politique. La Kabylie est une région célèbre en Algérie pour son hostilité au pouvoir d'Alger, laquelle s'est exprimée lors d'émeutes insurrectionnelles en 1980, 1998 et 2001. Les partis politiques à fort ancrage sociologique kabyle n'hésitent pas à rendre l'Etat responsable du chaos engendré par la neige.
Pour le Front des forces socialistes, doyen des partis d'opposition en Algérie, dirigé par Hocine Aït-Ahmed, "l'action publique a été très en dessous des besoins de la situation. Cette impréparation à réagir aux situations d'urgence est inquiétante et ne s'explique pas. (..) Des millions d'Algériens sont privés du minimum vital, et depuis plusieurs jours, ils connaissent la faim, le froid et l'angoisse pour leurs malades."
Le Rassemblement pour la culture et la démocratie, présidé par Saïd Sadi, constate que "pendant que des Algériens meurent de froid et de faim, le conseil des ministres tenu le 7 février, tout occupé à sa farce électorale, n'a pas soufflé le moindre mot sur la souffrance endurée par les populations". Son bureau local de Bejaïa affirme que "la colère gronde et l'indignation a atteint son paroxysme (...) face à l'inertie et la démission du pouvoir central", celui de Tizi-Ouzou dénonce le fait "que les Kabyles grelottent de froid, qu'ils ont faim, qu'ils vivent à la bougie et qu'ils sont coupés du reste du monde et souvent sans possibilité de soins".
"LA KABYLIE NE PEUT COMPTER QUE SUR ELLE-MÊME"
Le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie, présidé par Bouaziz Aït-Chebib, a des mots encore plus durs : "Pendant que le régime raciste d'Alger ne se préoccupe que de la pérennité de son système mafieux (…), la Kabylie vient encore une fois de prouver qu'elle ne peut compter que sur elle-même."
La question de l'assistance portée par les régimes en place aux régions rurales, montagneuses et enclavées victimes d'intempéries météorologiques ne touche pas que l'Algérie : au Maroc également, des communes du Moyen-Atlas, notamment Azilal, sont coupées du reste du pays en raison des fortes chutes de neige. Un récent reportage de la chaîne 2M dans un village de cette région a montré comment les autorités publiques n'ont consenti à envoyer un véhicule pour dégager la route qu'après avoir appris qu'une équipe de la télévision d'Etat se trouvait bloquée sur les lieux. Lors d'une précédente vague de froid, en 2006, 39 personnes dont 23 enfants seraient décédées à Imilchil et Anfegou, sans susciter la moindre mobilisation des services étatiques marocains.
Ces défaillances illustrent les choix de gestion territoriale des Etats nord-africains, qui privilégient surtout le "pays utile" : quelques villes, importantes politiquement et économiquement, quelques grands axes routiers, quelques régions riches en matières premières et quelques réalisations de prestige (port industriel de Tanger au Maroc, autoroute Est-Ouest en Algérie). Dans cette configuration, la qualité des infrastructures dans les zones rurales ou enclavées est souvent réduite à la portion congrue.
Yidir Plantade

mardi 14 février 2012

De nouveau la paralysie ! - La Dépêche de Kabylie

De nouveau la paralysie ! - La Dépêche de Kabylie

Des villages isolés et plusieurs routes coupées à la circulation

De nouveau la paralysie !

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Moins d’une semaine après la tempête de neige qui avait balayé le nord du pays, les citoyens de basse Kabylie, à l’instar de ceux des régions montagneuses, se sont réveillés, hier matin encore, sous une couche épaisse de poudreuse.

Dés les premières heures de la matinée d’hier, les flocons de neige ne cessent de tomber aux quatre coins de Tizi-Ouzou. Pas de répit, semble dire Dame nature. En effet, alors que l’on croyait que le soleil, brillant la veille sur la majorité du territoire de Tizi-Ouzou, allait encore perdurer quelques jours, voila que la neige, dont les traces ont à peine disparu sur les trottoirs et de la ville des genêts, est de retour. S’il est vrai que le BMS lancé vendredi soir avait annoncé des chutes de neige à partir de 300 m, la majorité des habitants de basse Kabylie n’imaginait pas que l’ampleur de cette chute allait atteindre à nouveau les régions les plus basses. «Cette fois-ci, j’avoue que la neige nous a surpris», nous confia un jeune citoyen de Tamda qui n’en croyait pas ses yeux, lorsqu’il s’est réveillé sous la neige. «Rien ne présageait un retour de la neige dans ma région qui se situe à une très basse altitude. Non seulement on se trouve sur le même niveau que l’oued Sébaou, mais en plus, hier dans la nuit, le ciel était clair et il n’y avait même pas de pluie», dit-il avant que son compagnon, un peu plus âgé et apparemment plus expérimenté dans le domaine, n’ajoute : «C’est tout simplement ce qu’on appelle Thisedhsay Boudhfel (les grimaces de la neige). Il se trouve que parfois la neige tombe sans aucun signe avant coureur. Et c’est le cas aujourd’hui où tout le monde pensait que ce serait une journée ensoleillée vu le temps qu’il faisait dans la nuit, mais voila que Dame nature nous préparait une surprise».
Pour une surprise, c’en était vraiment une, hier, pour tous ceux qui se sont réveillés pour se rendre à l’école ou au travail. Dés les premières heures de la matinée, la situation climatique s’est à nouveau détériorée. La neige a fait sa réapparition en balayant l’ensemble du territoire de la Kabylie. Le décor était semblable à celui de la semaine dernière, lorsque la poudreuse avait couvert toute la région. Une situation qui avait poussé les établissements scolaires de la wilaya à fermer les portes, sur décision de la direction de l’éducation. Et alors que certaines écoles de la région ont rouvert, avant-hier, leurs portes, les voila, à nouveau, désertées par les élèves et les enseignants, hier matin, suite au retour de la neige. Même topo au niveau des entreprises économiques qui ont vu la majorité des travailleurs rester chez eux en raison des routes bloquées au niveau des zones montagneuses. Des routes qui venaient à peine d’être rouvertes après plus d’une semaine de blocage et qui se voient, à nouveau, refermées suite au retour de la tempête de neige. Hier, le trafic routier dans la wilaya a été réduit au strict minimum. Seuls quelques véhicules tout terrains et certains camions ont réussi à se frayer une issue. Les routes menant des localités situées en haute montagne vers le chef lieu ont été obstruées à nouveau. «Les efforts consentis, tout au long de ces derniers jours, afin de dégager les nombreux axes routiers situés dans les hauteurs sont partis en fumée, car les choses sont revenus à la case départ avec le retour de la neige», nous confie un transporteur de Mekla, l’un des rares qui se trouvait hier matin au niveau de la station multimodale de Oued Aïssi. Une station complètement désertée, d’ailleurs, alors qu’habituellement en cette période de la matinée (8h30), des dizaines de fourgons et de bus se relayent sans arrêt pour transporter les centaines de voyageurs faisant le pied de grue devant les abribus. Lors de notre passage sur les lieux, un seul bus faisant la navette Oued Aissi – Tizi-Ouzou était en stationnement. «Comme notre station accueille les fourgons en provenance des régions situées sur les hauteurs, alors il se trouve que seuls quelques véhicules assurant les lignes proches, à l’instar de Tamda et Tizi Rached, ont pu passer. Cela à cause de la neige qui a bloqué les routes desservant les hauteurs comme Ain El Hamamm, Djemaa Saharidj, Fréha, Souk El Had, Larbaa Nath Irathen et Yakouren», nous confie un agent de la station qui grelottait sous le froid.
A moins de 100 m de la station multimodale, l’animation bat son plein. La raison ? Ces centaines de véhicules chargés de bouteille de gaz, stationnés sur les deux côtés de la route pour un hypothétique chargement. Certains ont du passer la nuit dans leurs véhicules. Il faut dire que cette situation dure depuis plus de dix jours et tout porte à croire que tant que les intempéries persistent, la tension sur le gaz ne risque pas de baisser.